Publié le 02/03/2008 à 12:00 par salombo06
Indochine ne sait pas encore que " 7 000 danses " est l'album qui amorce la chute. Les critiques n'ont pas été tendres, on reproche au groupe sa vision obscure des choses, que l'on compare encore inévitablement à celle de Cure. Les fans de la 1 heure n'y retrouvent pas les ambiances festives et désinhibées des précédents enregistrements, les allusions qui faisaient rougir ou pouffer. Le monde actuel d'Indochine s'assombrit. Néanmoins, ils seront encore près de 350 000 à y croire impulsivement. " Ce disque a moins vendu que les précédents " reconnaît Christian Hergott. " Avc le recul, on peut penser qu'il y avait moins de titres forts, du calibre de " Canary Bay " ou " 3 nuit par semaine ". Toutefois, artistiquement, au niveau de la production, il était très bien. "
L'album stagne dans les bacs. Indochine sait que, s'il y a encore un public à conquérir, il faut aller le chercher là où il est. Les moyens mis en oeuvre pour ce tour seront considérables. 4 semi-remorques, plus de 40 techniciens, un équipement visuel et sonore employant les dernières technologies. Les répétitions commencent en fin d'année dans un cinéma désaffecté de la banlieue est de Paris. Pour étoffer les rythmiques jusqu'alors composées de bandes et de séquences, Indochine a engagé 2 musiciens. Diego Burgard, bassiste, s'est illustré aux côtés de Sapho. Quant au batteur Jean Mi Truong, son choix en a étonné plus d'un. Si son patronyme sent bon l'Asie, c'est avant tout un musicien de jazz qui peut s'enorgueillir d'avoir joué avc Didier Lockwood. L'amalgame prend.
Publié le 02/03/2008 à 12:00 par salombo06
La tournée qui commence en février 1988 couvre en une 30 de dates l'hexagone pour finir en arc de triomphe au Zénith de Paris. Pour ces retrouvailles avc le public de la capitale, Indochine offrira leur 1 partie à de jeunes groupes dont on parle: les Innocents, les Ablettes et Noir Désir. A l'origine, c'est le Palais Omnisport de Paris Bercy qui avait été prévu. Nicola trouvera l'endroit trop grand, trop impersonnel et préférera retrouver l'ambiance de la porte de Pantin. Ce périple se poursuivra par la Belgique où le groupe retrouvera la ferveur de ses apparitions précédentes, la Suisse et le Canada. Des milliers de fans leur feront un accueil triomphal à Montréal.
Publié le 02/03/2008 à 12:00 par salombo06
Les concerts commencent par la projection sur grand écran d'un court métrage réalisé par Jean Denis Robert, fils d'Yves, grand réalisateur. Le fond musical est " La bûddha affair ". Si la quasi totalité des titres de " 7 000 danses " est interprétée lors de ces grand messes, le groupe n'oublie pas le public de la 1 heure. Il jouera dans une nouvelle formule et avc une énergie renouvelée les grands tubes des débuts.
" 7 000 danses " sortira ds une 30 de pays à travers la planète. Tentative peu couronnée de succès, particulièrement là où on ne parle pas français, hormis la Scandinavie. Néanmoins, un état d'Amérique du Sud trouvera dans les titres et l'attitude du groupe un écho à ses aspirations de l'époque. Le Pérou.
Publié le 04/03/2008 à 12:00 par salombo06
Le Pérou est une république située sur la côte ouest du continent sud américain. Doté d'une large façade sur l'Océan Pacifique, il est entouré de l'Equateur, la Bolivie, le Brésil, le Chili et la Colombie. Il fut, comme tous ses voisins, le berceau de civilisations dont l'origine remonte à 20 000 ans avant Jésus Christ. La culture prédominant au début de notre ère fut celle des Incas qui firent de Cuzco leur capitale. Envahi par les conquistadors de Francisco Pizarro au XVI ème siècle, devenu vice royauté sous la tutelle de l'Espagne, le pays ne se dégagera de l'emprise hispanique qu' 1821, grâce à Simon Bolivar, également libérateur de la Bolivie et du Venezuela.
Depuis cette époque, le pays vit, de révolutions en changements de gouvernement, des guerres frontalières en coup d'états, dans une instabilité permanente.
Publié le 04/03/2008 à 12:00 par salombo06
Avant de continuer l'aventure Indochine, je voudrai m'arrêter un instant car à mon grand étonnement en visitant mon blog j'aperçois 1 000 visites ( 2 mois après sa création ) encore j'aurai fait de la pub sur tt les sites je dis pas ms là pas du tout ( à mon avis c'est du bouche à oreille ou c'est tjr les mêmes qui reviennent ) mais j'en reviens tjr pas. Donc encore merci à tous et rester fidèle lol car l'aventure Indochine est loin d'être fini.
Pr les prochains je vais essayer moi oci de rester fidèle à ce blog malgré un petit déménagement mais j'emmène mes livres et mes fotos avc moi ne vs inquiétez pas. ( On verra si ds 2 mois les visites seront tjr en augmentation ).
Publié le 04/03/2008 à 12:00 par salombo06
Lorsque Indochine débarque le 26 avril 1988 à l'aéroport de Lima, c'est l'émeute. Plus de 1 000 fans les attendent, la télévision filme leur arrivée, le service d'ordre musclé contient difficilement les jeunes venus accueillir leurs idoles européennes. Les escadrons militaires ne suffiront pas à maîtriser le flot des admirateurs, il faudra des gardes du corps pour assurer une relative tranquillité au groupe.
La raison de ce déplacement dans ce pays du bout du monde est simple. Sans que l'on sache pourquoi, le Pérou a acheté plusieurs centaines de milliers de disques d'Indochine, de " L'Aventurier " aux " 7 000 danses ". A Lima, capitale du pays qui regroupe plus d'un tiers de la population, règne une Indomania inexpliquable pour Ariola comme pour le gouvernement en place. La musique des Indos ne pioche pas dans les racines Incas, bien au contraire, leurs textes, même s'ils sont entachés d'idées politiques, ne mettent pas en cause la situation du pays. Point de message révolutionnaire, aucun appel au soulèvement. Mystère!
Publié le 04/03/2008 à 12:00 par salombo06
Les autorités voient toutefois d'un mauvais oeil l'irruption de ces troublions dans un pays dont elles du mal à tenir les rênes. Pour contrecarrer cette attitude négative, il y aura de la part des médias force signes de reconnaissance, remise de disques de platine, conférences de presse, interviews données aux journaux et aux radios. Le pouvoir en place a bien tenté de faire annuler les concerts. Il réussira tout juste à les faire déplacer dans des endroits un peu plus contrôlés. Indochine à son corps défendant, sème la discorde dans un pays insomniaque! Conscient de l'indigence dans lequel vivent les jeunes péruviens, Nicola négociera avec les producteurs locaux afin que le prix des places ne dépasse pas l'équivalent de 2 dollars.
Publié le 04/03/2008 à 12:00 par salombo06
S'appuyant sur une traduction sommaire de la chose écrite, un ministre en exercice tente de faire annuler les prestations. On y parle de drogue, ce qui est un comble pour ce pays. Prétextant la provocation, il n'y parviendra pas. Les 4 concerts de Lima, séparés en 2 fois 2 prestations, se déroulent dans une ambiance hallucinatoire. Police armée de matraques et fans déchaînés s'affrontent de chaque côté des barrières. Il n'y aura, heureusement, pas d'incident tragique. Les Indochinois auront pris la précaution de retirer de leur tour de chant des titres dont les paroles risqueraient de froisser les oreilles casquettées du gouvernement. Les " Tzars " sont mal vus au pays d'Atahualpa!
Publié le 06/03/2008 à 12:00 par salombo06
Les garçons, pour décompresser, iront passer quelques jours dans la jungle, navigant sur des barques qui les mèneront loin de l'atmosphère enfiévrée de la capitale. Dominik tentera la pêche au piranha, Dimitri fera du ski nautique sur des eaux verdâtres. Nicola et Stephan se lieront fugacement à des populations locales. De retour à Lima, après cette parenthèse amazonienne, alors qu'ils leur restent encore 2 spectacles à donner, ( à l'issue desquels ils versèrent aux associations caritatives locales le bénéfice de leurs concerts ), les traditions péruviennes s'ouvrent à eux! Adeptes de la philosophie d'Al Capone, les autorités locales leur demanderont alors, pour qu'ils puissent quitter le pays, la somme de 3 000 dollars par tête!
Publié le 06/03/2008 à 12:00 par salombo06

Quand les roues de l'avion quittent le tarmac de l'aéroport Jorge Chavès, les 4 garçons respirent enfin... Ils garderont un souvenir inoubliable de la civilisation amérindienne, de ses autochtones, de sa jungle, du bariolé des costumes locaux. Ils diront: " Ces gens là méritent qu'on les aime, on leur a d'ailleurs tout donné, avant, pendant et après les spectacles. " Si l'aventure exotique les a menés dans des contrées qu'ils ne pouvaient imaginer, la pression a été des plus fortes. Ils sont moralement épuisés, plus par le vécu que par le décalage horaire ou le manque d'oxygène en altitude. Dimitri ne se remettra pas de l'épisode péruvien. Il signifiera quelque temps plus tard son intention de quitter le groupe. S'il trouve l'aventure indochinoise pleine de passion, il ne se situe plus en son sein. En fin d'année, Indochine repart o Canada. Un soir, après un concert, le quatuor décompresse o bar de leur hôtel. Ce qui ne devait être qu'un moment de détente, se transforme rapidement en affrontement. Roi de la mauvaise foi, Nicola reproche o saxophoniste de ne pas perfectionner son instrument. Il lui jette à la figure son manque d'implication, son allure vestimentaire en marge du clan, sa non participation à l'écriture des titres, alors que Dominik et lui-même ne laissent personne s'approcher du stylo de la co-signature!
Dimitri se sent de moins en moins à l'aise dans cette ambiance. Il pense que son apport n'est réduit qu'à de simples apparitions en scène. Il se voit un peu comme le pote des débuts, que l'on garde par protection, presque par superstition, afin de ne pas déséquilibrer une alchimie complexe. Chez lui, moins mature que les autres, cela s'est traduit depuis un certain temps par une prise de distance,, une manière de vivre sa célébrité de manière différente. Bien avant l'épisode péruvien, le sax avait pété les plombs. Plus jeune, plus fragile, il avait facilement cédé aux sirènes de la reconnaissance et du show-business. Grosses voitures de sport, entouré de mannequins, habitué des clubs branchés, Dimtri avait pris les mauvaises habitudes des mauvais lieux. La naissance récente d'un petit Boris l'apaisera, mais le ressort était brisé.